Hôtel-Restaurant Tirel Guérin à Saint-Méloir-des-OndesCe matin, avant l’ouverture du château, je retrouve Patricia & Roger, les heureux gagnants du jeu-concours organisé par le Comité Départemental du Tourisme lors de sa présence au salon Mahana à Lyon. Ils arrivent avec un large sourire de Saint-Méloir-des-Ondes où depuis 2 jours ils apprécient à sa juste valeur la dotation offerte par la Maison Tirel-Guérin. « Nous sommes ravis de l’accueil attentionné, nous profitons de notre chambre qui donne sur le jardin, de la piscine et trouvons remarquable la cuisine du chef Olivier Valade. C’est vraiment une très belle adresse, et cela nous donne envie de nous offrir désormais des restaurants gastronomiques. »

Et Dieu sait si la région d’où ils viennent pourra accéder à leur désir…


Une passion pour les œuvres de François-René de Chateaubriand

Dès l’âge de 10 ans, Patricia s’évade dans les romans de Chateaubriand qu’elle dévore les uns après les autres pendant son adolescence : « Mémoires d’Outre-Tombe », qui retrace sa vocation d’écrivain née à Combourg, « Génie du Christianisme », qui fait sa gloire en 1802…
En 1978, jeunes mariés, Patricia & Roger ont passé une semaine à Saint-Malo sur les pas de Chateaubriand. Ils se retrouvent piégés sur le Grand Bé par la marée montante. Ils restent sur le rocher où Chateaubriand avait souhaité être inhumé face au large. « On a admiré la mer, attendu qu’elle redescende et fait un feu de bois pour se réchauffer avant de retrouver la terre ferme ! » Ils parcourent la côte du Cap Fréhel au Mont-Saint-Michel mais ne viendront pas jusqu’à Combourg.

 

Un peu d’histoire

La construction de la forteresse a commencé au XIIe siècle afin de défendre la cathédrale de Dol et l’indépendance de la Bretagne. Le grand écrivain et politicien, François-René de Chateaubriand, y passa une partie de son enfance. C’est là qu’il vécut ses premières terreurs et l’éveil aux passions. Le château de Combourg est considéré, en littérature française, comme le « berceau du romantisme ». Entièrement restauré en 1876, il appartient toujours aux descendants du frère ainé de l’écrivain.

J'ai gagné un séjour en Haute Bretagne

L’émotion est palpable dès l’arrivée au pied de l’escalier monumental du château car les écrits prennent ici toute leur dimension. Les propriétaires, absents ce jour, ont demandé à Florence d’effectuer une visite guidée et privée des 7 pièces à vivre.  Dès le hall d’entrée, le ton est donné. Le buste en marbre de François-René de Chateaubriand (1768-1848) réalisé par David d’Angers vous accueille. Au-dessus, le blason de la famille (1250) « Mon sang teint la bannière de France ». A gauche, la chapelle où la mère aimait venir chercher le réconfort. La cour intérieure a été en partie couverte afin d’accéder aux pièces à vivre du château et l’on découvre le grand salon, la salle de garde, la salle des archives avec le mobilier de la rue du Bac à Paris, où Chateaubriand s’éteignit le 4 juillet 1848.

Alors que nous prenons le café dans le salon, Sonia de la Tour du Pin, actuelle propriétaire, appelle au château et s’entretient avec Patricia, surprise de cette attention si délicate. Elle conclut en remerciant de cet accueil inattendu : « Je suis très émue car je vis un grand bonheur ».

J'ai gagné un séjour en Haute Bretagne 2

Nous bouclons la visite en reprenant l’escalier en pierre sans croiser de jambe de bois, ni de chat noir, empruntons le chemin de ronde, passons par la chambre de l’écrivain. Depuis les remparts, nous admirons le vaste jardin aux arbres remarquables, dont un Cyprès de Lauwson vieux de 250 ans provenant du Nord du Canada et profitons de la vue sur le Lac Tranquille.

La visite de Florence, ponctuée de nombreuses citations de l’auteur, nous redonne l’envie de replonger dans les « Mémoires d’Outre-Tombe »…

Au moment de se séparer, Patricia nous confie ravie : « Cela fait beaucoup pour une petite matinée qui restera gravée à jamais dans ma mémoire ! C’est sûr, nous reviendrons et passerons par Combourg. »

Combourg,  juin 2016

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1 commentaire

  1. J. Ermel

    R omantisme…. quand tu nous tiens !
    En tout cas, ça donne envie de replonger dans l’ambiance du château.. et revivre quelques pages des Mémoires d’Outre tombe, …Plus que les premières terreurs nocturnes, j’avais aussi retenu le souvenir « des premiers émois amoureux  » de l’illustre écrivain